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Cherchez d'abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît

Cherchez d’abord le Royaume et sa justice 

et tout cela vous sera donné par surcroît 

Matthieu 6, 33

 


 

Cette promesse est un contre-pied absolu, une infraction au code de bonne conduite. C'est prendre l'autoroute à contresens.

Qui peut se lancer dans une telle aventure ? Déjà provocatrice à son époque, cette phrase l'est encore aujourd'hui.

Jésus prononce cette parole à la fin d'un discours où il évoque ce qui est l'essentiel des préoccupations vitales : que vais-je manger et boire, de quoi vais-je me vêtir ?

Nous recherchons ce qui nous est nécessaire en sachant que nous ne sommes jamais satisfaits (ou très rarement) de ce que nous avons. Nous vivons dans le siècle du quantitatif. Nous considérons l'acquisition des biens et des denrées comme prioritaire. Devant l'insatisfaction générée par le "jamais assez", n'oublions pas la parole du Christ : " A quoi sert à un homme de gagner le monde s'il en vient à perdre son âme ? " (Marc 8, 36). 

 

Jésus dans cette promesse nous rappelle l'ordre des choses : le royaume de Dieu d’abord. "La vie n'est-elle pas plus que la nourriture et le corps plus que le vêtement ?" (Matthieu 6, 25) Ce que nous cherchons à acquérir par nous-mêmes avec tant d'âpreté et d'angoisse, c'est ce que Dieu est prêt à nous donner si nous nous occupons du Royaume. C'est pour cela qu'il y a incompréhension entre nous et Dieu. Nos logiques ne se rejoignent pas. Nous avons souvent l'impression que Dieu ne nous écoute pas. En réalité, il nous parle mais nous ne l'écoutons pas et donc ne l'entendons pas. Nous n'entendons ni sa voix, ni sa parole car ses propos nous gênent. C'est ce qui rend difficile notre intimité avec Lui.

 

*

 

La recherche du Royaume s'est en quelque sorte, imposée à moi de manière inattendue alors que je venais d'avoir seize ans. Allant rejoindre des copains pour boire des bières, je suis passé entre deux voitures en stationnement. Un éclat de soleil sur un pare-choc et tout d'un coup j'eus la certitude qu'il y avait une vie après la mort. Que notre vie ici-bas la conditionnait et que je devais rechercher ce qui était éternel et m'attacher aux choses qui ne décroîtreraient pas avec le temps alors que mes forces iraient en décroissant. A ce moment-là, je n'imaginais pas que cette révélation correspondait à cette promesse du Christ "Cherchez d'abord le royaume de Dieu". 

Pour mémoire, j'avais été élevé dans la religion catholique mais j'avais tout envoyé balader après avoir mangé le gâteau et empoché, comme beaucoup, la montre offerte à la confirmation.

Cette perception intérieure fulgurante a conditionné toute ma vie. Autant dire que mes parents - qu'ils soient bénis -, en ont bavé. J'étais considéré comme un garçon sans avenir, une catastrophe ambulante car je n'aspirais à aucune des choses qui attiraient les jeunes de mon âge : métier, argent, voiture... 

Mon mariage, le jour de mes vingt ans, aurait dû arranger cela, vu le sérieux que requiert ce nouvel état de vie. Mais ce fut pire encore, car nous fûmes désormais deux à rechercher les choses éternelles.

 

Jésus dit dans l'écriture : " Cherchez vous trouverez " (Matthieu 7, 7). Le croyez-vous menteur ? Le pensez-vous pervers au point de nous faire chercher quelque chose d'introuvable, ou qui n'existe pas ?

Pourquoi ce désir des choses éternelles, cette soif d'absolu est venue en moi ? Je ne sais pas. Je m'interroge encore. Peut-être à cause des prières de ma mère ? Pouvait-elle imaginer qu'en demandant à Dieu de veiller sur moi, ça prendrait cette forme ? En me voyant prendre ce chemin, je ne pense pas qu'elle ait eu le sentiment d'être exaucée. D'ailleurs, on peut l'être sans s'en rendre compte car l'exaucement peut prendre une forme très déconcertante... " les voies de Dieu ne sont pas nos voies " (Isaïe 55, 8).

 

Alors que nous étions, mon épouse et moi, donnés perdant parce que nous ne nous soucions pas des choses matérielles - aucune volonté d'acquisition de maison ou de voiture, de vacances au bout du monde -, de manière totalement inattendue, je devins responsable de la publicité commerciale d'une très grande banque. Je ne m'arrêtai pas là car je devins, de manière toute aussi inattendue, directeur du marketing et du développement de la régie d'un grand quotidien français. 

A trente ans avec un simple certificat d'études primaires et un CAP d'un métier qui a disparu en même temps que je fus diplômé - typographe ; je me retrouvai à des postes plus élevés que la plupart de ceux qui n'avaient misé que sur leur carrière. Pour chacun de ces postes, je vis le signe de la présence de Dieu et j'eus la preuve qu'il avait tout disposé.

 

Il faut dire que quelques temps avant que notre vie matérielle prenne cette tournure, nous avions fait une étrange expérience . A quelques jours d'intervalle nous avons eu la certitude que le Christ était vivant et qu'il incarnait en sa personne ce que nous recherchions. Ce fut une surprise totale, car ayant été élevé dans la religion chrétienne et n'y ayant pas trouvé ce que nous cherchions, nous étions ouverts à tout sauf au Christ. 

Du jour où nous l'avons rencontré, il nous a ouvert son royaume. Le méritions-nous ? Aucunement. Nous l'avons accepté comme un cadeau disproportionné, équivalent à celui que pourrait faire un milliardaire à un mendiant en lui offrant une propriété dont il assumerait en plus les charges et l'entretien. Rien ne peut monnayer ce cadeau.

En somme, en découvrant le royaume de Dieu, tout le reste nous a été donné par surcroît.

 

Où que nous en soyons de notre vie, de notre rapport à Dieu, il nous est toujours possible de chercher ce royaume et d'y entrer.

Il est vrai que la logique du monde reste celle de la plupart des hommes même lorsqu'ils sont chrétiens. Ils se soucient d'abord du matériel et ensuite du spirituel. Or beaucoup finissent par oublier cette dimension spirituelle, accaparés qu'ils sont par les obligations qu'ils se sont créées. Quelques-uns retrouvent le chemin du Royaume au moment de la maladie, de la retraite, lorsque tombent les écailles de la vanité, que l'usure du temps et des jointures affaiblissent les cols de fémur, que les amis partent les pieds devant… Se pose alors la question : qu'ai-je fait de ma vie ? Elle resurgit comme un îlot à marée basse trop vite recouvert par la nouvelle marée des occupations… Même la retraite (qui porte pourtant bien son nom) ne laisse plus le temps au questionnement. Qu'ils sont nombreux les accaparés du temps libre ! Beaucoup me disent : " on est encore plus occupé qu'avant ". Faudra-t-il qu'ils atteignent, exténués, les murs du service de gérontologie pour enfin réagir ? 

 

Redisons-le haut et fort, la seule recherche qui vaille, c'est celle du Royaume de Dieu. Et ce royaume est au milieu de nous (Luc 17, 21). Pas besoin de grands voyages à grands frais. Il est là. Trouvez la porte du royaume, entrez-y et vous verrez si ce que je vous dis est vérité ou leurre et mensonge.

 

Dans notre vision spirituelle de la vie, nous pensons que Dieu ne se préoccupe que de l'essentiel et que nous, nous devons nous occuper de l'accessoire. Or c'est tout le contraire. Dieu ne peut s'occuper que de l'accessoire car il est l'Essentiel ! Tant que nous n'avons pas compris cela, nous ne comprenons rien de rien à ce que Dieu veut et peut.

 

Nous vivons dans le royaume de l'accessoire. Il nous invite à entrer dans le royaume de l'essentiel mais un obstacle est à surmonter. Nous ne croyons pas que Dieu puisse s'occuper de notre vie personnelle au prétexte fallacieux qu'il a beaucoup trop de choses à faire ou pire que nous n'en valons vraiment pas la peine. C'est grave de penser ainsi car c'est totalement à l'opposé de la pensée de Dieu. Ne nous dit-il pas que " pas un seul cheveu ne tombe de nos têtes sans qu'il le sache " ? A propos de cheveux qui tombent je sais de quoi je parle ! Rien ne me fait plus penser à Dieu qu'une bonne brosse à cheveux… Je plains de tout cœur ceux qui se rasent la tête et n'ont plus ainsi ce temps béni qui s'offre à eux lors de la contemplation de leur brosse. Enfin !

 

Croire que Dieu peut s'occuper personnellement de nous est une vraie révolution même pour les croyants. Nous sommes témoins que sa promesse est vraie et qu'aujourd'hui elle s'accomplit si on la prend au sérieux. 

 

 

Questions

 

Avons-nous le désir de chercher le royaume de Dieu ?

Sommes-nous prêts à inverser notre logique de vie ? 

Croyons-nous que Dieu peut s'occuper des détails de notre vie si nous nous occupons de l'Essentiel ?

 

tiré de : http://lapuissancedesdivinespromesses.jimdo.com/2009/09/24/cherchez-d-abord-le-royaume-de-dieu-e-sa-justice-et-tout-cela-vous-sera-donn%C3%A9-par-surcro%C3%AEt/

 

 

 



30/11/2011
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